Le magnésium intervient dans plus de 300 réactions enzymatiques du corps humain, des plus basiques (production d'énergie cellulaire) aux plus spécifiques à la physiologie féminine. Les besoins augmentent nettement en phase lutéale — juste au moment où les apports alimentaires ont tendance à baisser, souvent à cause des fringales de sucre qui remplacent des aliments plus riches en minéraux.
Le magnésium détend les fibres musculaires lisses de l'utérus, ce qui atténue directement l'intensité des crampes menstruelles en réduisant les contractions excessives. Il module également le système nerveux central en favorisant l'activité du GABA, le principal neurotransmetteur apaisant du cerveau — d'où son effet notable sur l'anxiété prémenstruelle et l'irritabilité qui accompagnent souvent la fin de la phase lutéale.
Le magnésium joue aussi un rôle dans la régulation de la mélatonine, l'hormone du sommeil, ce qui explique pourquoi une supplémentation le soir est souvent recommandée. Chez les femmes sujettes aux migraines cataméniales (liées au cycle), certaines études suggèrent qu'un apport régulier en magnésium pourrait réduire la fréquence de ces épisodes, probablement grâce à son effet sur la contraction des vaisseaux sanguins cérébraux.
Le glycinate de magnésium est bien toléré et peu laxatif, ce qui en fait une forme idéale pour un usage quotidien continu. Le citrate de magnésium convient davantage en cas de constipation associée au SPM, grâce à son léger effet laxatif naturel. Le bisglycinate, une variante du glycinate, est parfois préféré pour sa biodisponibilité encore meilleure.
Crampes musculaires fréquentes (pas seulement menstruelles), fatigue persistante, difficultés d'endormissement et irritabilité inhabituelle peuvent tous signaler un apport insuffisant en magnésium, un des minéraux les plus fréquemment déficitaires dans l'alimentation moderne.